Que faire en Islande : 9 expériences qui changent un voyage

Montagne Kirkjufell enneigee et sa cascade au crepuscule en Islande

Il y a des destinations où l’on revient avec des photos. L’Islande, c’est autre chose : on en revient changé. Paysages volcaniques, lumières nordiques, silence des glaciers… la liste de ce qu’il y a à vivre ici est presque indécente. Voici 9 expériences qui font la différence entre un circuit coché et un vrai voyage.

Le Cercle d’Or, premier grand classique

Un sentier de randonnée serpente à travers une forêt verdoyante et des paysages volcaniques près de Lanarce, sous une lumière dorée de fin d’après-midi avec de la brume sur les collines.

Accessible en une journée depuis Reykjavik, le Cercle d’Or reste le meilleur moyen d’entrer dans l’Islande géologique. Trois arrêts composent la boucle :

  • Le parc national de Þingvellir, où les plaques nord-américaine et eurasienne s’écartent lentement (on marche littéralement entre deux continents).
  • La zone géothermique de Geysir, avec le geyser Strokkur qui jaillit à 20 mètres toutes les 5 à 8 minutes.
  • La cascade Gullfoss, un rideau d’eau de 32 mètres qui disparaît dans un canyon et, par beau temps, s’illumine d’un arc-en-ciel.

Le circuit se fait facilement en voiture de location. Prévoyez une journée complète pour ne pas courir.

La lagune glaciaire de Jökulsárlón

Sur la côte sud, au pied du glacier Breiðamerkurjökull, des blocs de glace bleu-turquoise dérivant lentement vers l’Atlantique. Les phoques nagent entre les icebergs. À quelques minutes à pied, la plage des Diamants présente ces mêmes blocs échoués sur le sable noir : un contraste visuel difficile à oublier.

Des sorties en zodiac permettent d’approcher la glace de près. La lumière du soir, rasante en automne, rend l’endroit presque irréel.

Les aurores boréales en hiver

Lumières boréales illuminant un paysage islandais avec des montagnes et des formations glaciaires.

Entre septembre et avril, les nuits claires offrent la chance de voir les aurores boréales onduler au-dessus des volcans. Le spectacle (des voiles verts, violets, parfois dorés) ne se commande pas, mais quelques réflexes améliorent les chances :

  • S’éloigner de la pollution lumineuse de Reykjavik (Þingvellir, régions du nord)
  • Consulter les applications de prévision météo et d’activité solaire
  • Être patient, prêt à sortir à minuit si les conditions s’améliorent

Les excursions guidées partent à la chasse aux aurores avec des guides qui connaissent les zones sombres du pays. Participer à l’une d’elles augmente sérieusement les chances.

Sources chaudes, Blue Lagoon et bains sauvages

Se baigner dehors quand il fait 5 °C est une expérience typiquement islandaise. L’activité géothermique du pays alimente des centaines de sources naturelles.

Le Blue Lagoon, près de l’aéroport, est le plus connu : eaux laiteuses bleues, boue de silice, silhouettes dans la vapeur. À réserver longtemps à l’avance. Pour une ambiance plus discrète, le Secret Lagoon à Flúðir ou les bains de Mývatn dans le nord proposent une expérience identique, moins fréquentée. La vallée de Reykjadalur, accessible à pied, offre une rivière chaude où se baigner gratuitement.

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Randonnée sur glacier et grottes de glace

Un trek en Islande

Le Vatnajökull est le plus grand glacier d’Europe. Des excursions encadrées (crampons fournis) permettent de marcher sur sa surface crevassée tout au long de l’année. En hiver, les grottes de glace bleue qui se forment à l’intérieur du glacier sont accessibles uniquement entre novembre et mars : les voûtes cristallines prennent des couleurs de saphir selon l’inclinaison de la lumière.

Ces sorties demandent un bon équipement et un guide professionnel. Le parc national Vatnajökull, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, encadre strictement les accès. Pour préparer votre itinéraire de marche, consultez aussi notre sélection des meilleurs treks à faire en Islande.

La côte sud : plages noires et cascades

La route entre Reykjavik et Jökulsárlón longe une côte sauvage et changeante. Quelques haltes s’imposent :

  • Seljalandsfoss, une cascade que l’on peut contourner par derrière (prévoir des vêtements imperméables).
  • Skógafoss, 60 mètres de chute encadrés de mousses vertes, facilement accessible.
  • La plage de Reynisfjara et ses colonnes de basalte hexagonal, avec les stacks de Reynisdrangar en arrière-plan. Attention aux vagues traîtresses.

Ces chutes ne sont qu’un aperçu : l’île recèle bien d’autres merveilles parmi les plus belles cascades du pays. La côte sud se parcourt en voiture, sur une journée chargée ou deux jours tranquilles.

Observer les baleines depuis Húsavík

Dans le nord du pays, Húsavík est considérée comme la capitale européenne de l’observation des baleines. Les eaux riches en plancton attirent baleines à bosse, rorquals communs et parfois des orques. Les sorties se font sur des bateaux en bois traditionnels ou en zodiac (ce dernier permet de s’approcher plus près).

Le taux de réussite avoisine 90 %. Akureyri, la grande ville du nord, propose aussi des départs, et les croisières depuis Reykjavik restent une option pratique pour les séjours courts.

Reykjavik, la capitale vivante

Reykjavik concentre un tiers de la population islandaise dans un rayon étonnamment compact. La cathédrale Hallgrímskirkja domine la ville depuis sa colline ; on monte au sommet de la tour pour un panorama à 360°. L’Harpa, centre culturel en bord de mer, accueille concerts et expositions.

La vie nocturne est réputée dans toute l’Europe du Nord : les bars ouvrent tard, la bière a été légalisée seulement en 1989, et l’ambiance reste détendue. En été, ressortir d’un bar à 2 h du matin dans une lumière de fin d’après-midi reste une expérience à part.

Quand partir et comment organiser son séjour ?

Deux grandes saisons s’opposent :

Saison Avantages À anticiper
Été (juin-août) Journées sans fin, routes ouvertes, randonnées Plus fréquenté, plus cher
Hiver (nov-mars) Aurores boréales, grottes de glace, ambiance polaire Routes parfois fermées, jours courts

Le printemps et l’automne offrent un entre-deux agréable, avec moins de monde et une lumière photographique incomparable. Comptez 8 à 10 jours pour voir l’essentiel. La location d’un 4×4 reste la meilleure façon de circuler librement, surtout pour les routes de montagne (les fameuses routes « F », fermées en hiver).

Budget moyen : entre 1 400 et 2 500 € par personne pour 10 jours, vols inclus.

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